L’IFE, ou inflight entertainment, c’est notre cœur de métier. Et c’est tout un art.
Vous êtes beaucoup à en bénéficier sans le savoir, certains savent peut-être déjà ce que c’est, mais pour ceux dont ce ne serait pas le cas, voici un rapide rappel. L’IFE, c’est le divertissement à bord des avions. C’est offrir la possibilité aux centaines de milliers de passagers annuels de nos compagnies aériennes partenaires de regarder des contenus nouveaux, récompensés et innovants pendant leurs vols. Pour faire simple, c’est un univers fascinant à la croisée des mondes entre le cinéma et l’aviation.
Quand on prend l’avion, il n’est pas rare d’être surpris par le nombre de films et de séries qu’on trouve sur ses écrans, et de la rapidité à laquelle des contenus à peine sortis sur le grand écran (ou les petits) étaient disponibles en avion. Mais à peine cette pensée nous a-t-elle effleuré l’esprit que l’on se précipite déjà dans l’exploration de l’impressionnant catalogue de contenu qui nous est proposé, sans réfléchir davantage au pourquoi du comment tout ceci était arrivé là. Et même si nous avions poussé un peu plus la réflexion, nous nous serions sûrement dit, sans rien savoir de ce mystérieux milieu, que tout devait se faire automatiquement et simplement, directement au siège social de la compagnie : un clic d’un bouton et ça y est, le contenu est disponible sur tous les avions de la flotte. Et bien, ce n’est pas tout à fait le cas…
Voulez-vous connaître la “vraie vie” des films que vous regardez lors de vos voyages en avion ? De leur naissance, au sein de la tumultueuse industrie cinématographique, jusqu’à leur âge d’or, leur arrivée dans le vaste monde aérien avec leur exploitation et visionnage en vol par vous-mêmes spectateurs, en passant bien sûr par les différentes étapes (notamment au sein de nos équipes) qui marquent leur jeunesse et leur évolution.
Laissez nous vous conter la vraie histoire de l’IFE et vous emmener dans l’envers du décor d’une machinerie bien huilée dont les rouages sont plus complexes que ce qu’il n’y paraît, mais pas moins passionnants.
Un film vient de sortir au cinéma en France, comment atterrit-il (sans mauvais jeu de mot) dans un avion ? Nous connaissons tous la fameuse loi française de la chronologie des médias pour le divertissement sur le territoire tricolore : grand bien nous fasse, celle-ci s’applique différemment au secteur aérien. Si bien qu’un film peut être diffusé à bord d’un avion environ trois mois après sa sortie en salles.
Très bien, nous avons le “quand” ; reste le “comment”. Et c’est la partie la plus intéressante. Si notre film vient de sortir dans les salles obscures de l’hexagone et que son histoire commence tout juste pour les spectateurs français, elle est déjà en mouvement depuis quelque temps chez nous CSP (comprenez Content Service Provider, ou fournisseur de contenu dans la langue de Molière). En effet, notre équipe dédiée scrute en permanence les prochains films annoncés bien avant leur date de sortie officielle au cinéma. A peine un nouveau film révélé, que les yeux aguerris de nos collaborateurs s’en saisissent déjà, prêts à obtenir les droits aériens auprès de son distributeur. C’est la première étape.
Une fois les droits sécurisés (la période de diffusion et le prix fixés), nos experts créent une sélection unique et personnalisée pour chacune de nos compagnies aériennes partenaires selon ses demandes. Si notre film est retenu par la compagnie à laquelle il a été proposé, il poursuivra sa route dans nos services. Nous passerons alors commande au distributeur, qui nous enverra le contenu sous un format spécial, et nos vaillantes équipes se chargeront de compléter les “métadonnées” de ce film, à savoir l’ensemble des informations qui lui sont relatives (synopsis, distribution, titre, affiche, etc.).
Enter the lab. Le “labo”, comme nous l’appelons communément, est composé de techniciens spécialisés dans l’encodage et le cryptage des contenus, assurant leur bon fonctionnement de leur exploitation à bord. En effet, il ne suffit pas d’une simple clé USB et d’un format MP4 pour mettre un film à disposition des passagers, encore moins d’un clic sur un bouton. C’est là le rôle des “laborantins”, qui se chargent donc d’encoder tous les contenus sélectionnés, aux formats compatibles spécifiques aux avions auxquels ils sont destinés. C’est une tâche technique chronophage et précise qui demande une main experte pour être menée à bien. Nous en profitons donc pour remercier chaleureusement notre équipe, au nom de FVS Entertainement et des milliers de passagers qui bénéficient quotidiennement de leur travail de l’ombre.
Une fois cette étape d’encodage complétée, nous devons enfin installer ces contenus préparés à bord des avions. C’est là qu’intervient la deuxième section de nos belles équipes, les techniciens de piste. La mission de ces derniers est de s’assurer que chaque écran de chaque avion pour lequel notre film est destiné (et tous les autres contenus) reçoit bel et bien une copie exploitable de celui-ci. Nos collaborateurs parcourent ainsi les pistes des aéroports de Charles de Gaulle et Orly tous les jours pour maintenir les différents équipements en bon état de marche et pour charger de nouveaux contenus dans les avions. Comme précédemment, nous profitons de cet article pour les remercier pour leur savoir-faire et leur précieuse contribution.
Ainsi, une fois notre film mis à bord par nos techniciens, il sera alors disponible au visionnage pour tous les prochains passagers des avions concernés.
Voici donc une vue d’ensemble sur les processus de l’industrie du divertissement aérien, et plus précisément de FVS. Ce travail méticuleux et de longue haleine requérant une grande maîtrise est répété régulièrement, avec de nouveaux contenus (dont nous vous parlerons dans un prochain article) pour assurer un roulement continu et une expérience toujours plus agréable pour les voyageurs aériens.

